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N°53 Avril 2012

RTNTV

Les très hauts débits en Europe

Les très haut débits ne passionnent pas les Européens et de la même façon, les Britanniques ne semblent pas attirés par la fibre optique et les débits supérieurs à 40 Mbit/s. L'Ofcom, l'entité de réglementation anglaise, remarque que, en 2009, moins de 50 foyers européens (Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume-Uni) disposaient du très haut débit, à comparer à 34 % des foyers japonais.

D'après l'Ofcom, le prix de revient élevé de ces liaisons et l'attractivité relative des services disponibles expliqueraient cette désaffection européenne. L'exploitant Virgin Media a déployé du 50 Mbit/s en fibre optique vers près de 13 millions de résidence et les offres commerciales n'ont reçu que moins d'un pour cent de succès avec 90 000 abonnements seulement. Virgin Media persiste cependant avec une nouvelle offre à 100 Mbit/s qu'il entend déployer vers 200 000 nouveaux abonnés d'ici à 2012. British Telecom de son côté s'engage à couvrir les trois quarts du Royaume Uni en fibre optique à 40 Mbit/s avant la fin de 2015, bien que la réaction du public demeure encore inférieure à un pour cent pour cette offre et BT poursuit ses essais de distribution optique à 1 Gbit/s dans le Suffolk.

Les enjeux cachés de la pénurie d'adresses IPv4 Selon F-Secure, un logiciel de surveillance présent sur Twitter, réaliserait actuellement un calcul démontrant que toutes les adresses IPv4 seront allouées d'ici fin février 2011. Le 12 décembre, il resterait moins de cent millions d'adresses disponibles, ce qui peut entraîner une course effrénée vers les dernières adresses IPv4 non allouées. Il semble que des spéculateurs achèteraient en ce moment les dernières adresses non allouées par l'IANA (Internet Assigned Numbers Authority) espérant gagner de l'argent en les revendant ou en les louant. Si la loi de l'offre et de la demande se maintient, et à moins que l'IPv6 ne prenne un envol soudain, les prix des adresses IPv4 vont probablement augmenter, et certains acteurs pourraient en profiter pour bénéficier d'une forte hausse. Mais il faut distinguer entre les espaces d'adressage IPv4 réellement utilisés, et ceux qui sont réellement alloués.

Mais au sein du grand nombre d'adresses inutilisées, combien d'entre elles sont réellement utilisables ? F-Secure évoque le moment où quelque chose commencera à se produire au niveau des "netblock" alloués aux entreprises comme General Electric (3/8, c'est-à-dire 3.0.0.0 via 3.255.255.255 ou environ 16 millions d'adresses IPv4), IBM (9/8), Hewlett-Packard (15/7, 32 millions d'adresses), Apple (17/8), MIT (18/8) et Ford Motor Company (19/8). Le département américain de la Défense, qui possède également un grand nombre de blocs d'adresses, pourrait transférer certaines de ces adresses vers une des usages civils ou commerciaux. "Il est également intéressant de se demander sous quelles conditions, vous serez autorisés à obtenir une adresse IP dans le futur» ajoute F-Secure. En attendant, ne paniquez pas, mais gardez un oeil sur la situation. Nous n'essayons pas de dire que l'épuisement des adresses IPv4 n'est pas un problème, et nous sommes certainement en faveur d'un développement durable, que cela prenne la forme de l'IPv6 ou d'une réforme de l'IPv4. Mais nous souhaiterions souligner que c'est juste une autre phase ou un problème chronique, et pas une crise aiguë pour l'IPv4.

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