Wade veut 35% de chaque opérateur télécom opérant au Sénégal
Le président du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, a pris la décision, lors du conseil des ministres du 20 octobre 2011, de faire prendre à l'Etat, 35% des parts des sociétés de télécommunications opérant au Sénégal. Le chef de l'Etat sénégalais a expliqué vouloir « introduire à l'Assemblée nationale un projet de loi fixant un minimum incompressible de participation de l'Etat dans les sociétés de télécommunications ».

La même formule sera ensuite utilisée pour les sociétés minières, en reformulant le Code des investissements.
Cette décision est justifiée, selon Me Wade, par le fait que « l'Etat du Sénégal crée d'excellentes conditions pour les investissements privés » et l'application de la règle des 35% lui permettra d'encaisser d'importantes sommes d'argent, équivalant au tiers des bénéfices des sociétés. Reste à savoir si cette initiative pourra effectivement être concrétisée.
Pour Bathie Ciss, un juriste spécialisé en TIC, interrogé par le quotidien Le Soleil, elle n'a aucune chance d'aboutir, car les entreprises ciblées « ont un statut particulier avec un mode de gestion qui répond à leur statut de sociétés privées, en plus de leurs exigences juridiques ». Quant à l'économiste et consultant Moubarak Lô, il se demande si « l'Etat a la capacité de débloquer les 700 milliards de francs CFA qui seraient l'équivalent des 35% des parts uniquement pour la Sonatel »...











