Côte d’Ivoire Paiement mobile : Orange Money/Mobile Money, le match ivoirien ! Projet pilote du groupe Orange, la Côte d’ivoire a servi de terrain d’expérimentation pendant plusieurs mois. Mais la filiale d’orange devra faire face à la rude concurrence imposée par MTN. Orange Money/Mobile Money : les acteurs associassociés
Banques partenaires : La différence fondamentale entre les deux opérateurs est que dès Orange Money et la principale banque partenaire, la BICICI (Banque internationale pour le commerce et l’industrie de Côte d’Ivoire, filiale de BNP Paribas), qui garantit la monnaie électronique dans le cadre d’Orange Money, sont liées par un accord d’exclusivité. Tandis que MTN a conçu Mobile Money avec à l’esprit des partenariats avec de nombreux établissements bancaires. Le premier partenaire de l’opérateur sud-africain est la Société générale de banques de Côte d’Ivoire (SGBCI), lié à l’opérateur par un contrat de quatre ans renouvelable, mais d’autres établissements suivront. Dès à présent, la panafricaine Ecobank est déjà partenaire, mais à titre de marchand. Les banques partenaires garantissent les opérations auprès de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). MTN sollicite par exemple la SGBCI dans le cadre des procédures d’agrément des « marchands » Mobile Money. La SGBCI a demandé et obtenu un agrément d’opérateur de monnaie électronique pour le compte de son partenaire MTN.
Marchands : Les marchands pré-achètent de la monnaie électronique et la revendent aux consommateurs finaux, en prélevant au passage leur commission (dématérialisation). Ils rachètent également, en la rematérialisant, moyennant commission, la monnaie électronique détenue par les usagers.
Globalement, les deux acteurs ont préféré opérer une montée de puissance progressive, notamment en limitant le nombre de marchands afin de ne pas créer des bugs incontrôlables.
Par exemple, Orange craignait qu’un trop grand succès d’Orange Money « plante » les autres fonctionnalités de sa plateforme, notamment celles relatives à la prise en charge des e-recharges. Les équipes de MTN craignaient également le syndrome du « goulot d’étranglement » entre les différentes plateformes utilisées. Chez Orange et MTN, l’on considère désormais que les plateformes sont stabilisées. Il est temps d’élargir.
Chez Orange, on évoque environ 200 distributeurs déjà présents dans le réseau, tandis que MTN parle de 150 marchands. Les agences des opérateurs et des banques partenaires et les distributeurs agréés des recharges électroniques et des cartes prépayées sont les distributeurs « naturels » des solutions de paiement mobile. Les deux opérateurs courtisent également les pharmacies, crédibles à la fois au point de vue financier et symbolique, qui représentent un réseau de 689 points de vente. MTN a d’ores et déjà signé un accord avec La Poste de Côte d’Ivoire, dont les bureaux seront des marchands. Les observateurs considèrent que, pour l’instant, les approches d’Orange et de MTN diffèrent par leur « philosophie de la proximité ». Là où à MTN, on souhaite qu’à chaque coin de rue, il y ait un marchand Mobile Money —MTN compte notamment « brander » les « callbox », pour qu’ils puissent faire de l’enregistrement client au départ et aussi « recruter » des cybercafés, des institutions de microfinance et des boutiques spécialisées—, à Orange l’on se montre plus prudent, notamment par souci d’image globale et l’on mise sur la politique de recrutement de franchisés devant démultiplier les « points Orange » dans le pays. Pour l’instant, le rôle des marchands se limite aux transferts d’argent, le paiement de particulier à commerçant n’étant pas vraiment effectif. MTN le prévoit en début 2010 au plus tard.
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