Accueil | Dossier | Interviews | Actualité | Perspectives | Podcast | Contact  
     
 
I N T E R V I E W
Laurent Lamothe, CEO GLOBAL VOICE GROUP
« GVG a réussi à faire de la passerelle internationale, une ressource nationale pour les gouvernements africains »

 

récemD epuis maintenant douze ans, Global Voice Group fournit aux opérateurs africains des services leur permettant d’assainir le trafic international entrant et sortant et de les monitorer en temps réel. À ce titre, GVG apporte son expertise (technique et conseils) en ce qui concerne les questions d’interconnexion dans plusieurs pays africains. Laurent Lamothe, PDG de GVG, fait une analyse du développement de sa situation des télécommunications en Afrique, ses perspectives et partage sa vision de la crise économique internationale.

 

Quel bilan tirez-vous de l’année 2009 qui vient de s’écouler ?

De 2009, nous pouvons dire qu’elle a été une année exceptionnelle pour nous malgré les nombreux bouleversements qu’elle a connus.
C’est l’année au cours de laquelle le monde a observé une révolution historique notamment avec la prise de charges d’Obama comme premier président non blanc de la première puissance économique et militaire mondiale.
C’est l’année durant laquelle le monde économique a connu l’une de ses pires crises économiques même si nous notons une reprise progressive de l’économie a partir du second semestre.
C’est l’année à l’issue de laquelle nous notons que l’Afrique rivalise avec les grands continents en termes de nombre d’abonnés aux services GSM ; en effet nous apprenons que l’Afrique avec plus de 450 millions d’abonnés compte plus d’abonnés que l’Amérique du sud et ne serait pas très loin de l’Asie.
2009 c’est aussi l’année au cours de laquelle le groupe GVG a conclu d’importants partenariats avec plusieurs pays Africains qui, grâce a ces partenariats, engrangent des revenus additionnels importants sur leurs passerelles internationales.
Nous pouvons donc pour nous résumer dire que l’année 2009 a été une année relativement positive pour le monde en général et pour GVG et ses partenaires (gouvernements africains) en particulier.

Comment GVG appréhende t-il la crise économique?

La crise fait partie de toute dynamique humaine qu’elle soit politique, économique ou culturelle. Dans l’histoire de l’humanité, la linéarité n’est pas permanente. Il y a des hauts et des bas. Cette crise est arrivée pour les raisons que nous connaissons tous et que les auteurs directs et indirects ont assumé ou continuent d’assumer avec suffisamment de responsabilité.
La crise a frappé les États Africains avec comme conséquences directes notamment l’amenuisement des aides bilatérales et multilatérales et de celles des institutions de Bretton Woods. L’Afrique avait besoin de moyens. Et GVG, grâce à son expertise et ses services, a comblé un tant soit peu ce besoin en limitant ainsi les effets pervers de cette crise sur les budgets de nos États partenaires. En effet, l’un de nos services consiste à générer plus de revenus pour l’État et ses partenaires (opérateurs GSM, opérateurs historiques notamment) sur le trafic international entrant.
Dans ce sens, cette crise a été approchée par nous et par les États partenaires comme une opportunité dans la mesure où cette nouvelle source de revenus substantiels ne relève ni de dettes ni d’aides.

L’Afrique connaît cette crise malgré la forte croissance du secteur télécom avec un léger décalage. Cette crise compromet-elle le développement du secteur ?

La crise économique de 2008-2009 n’a pas eu d’incidences directes véritables sur l’Afrique (en dehors de celles évoquées précédemment) car l’Afrique n’est pas un acteur majeur sur le marché international des biens et services. L’Afrique a subi les dégâts collatéraux de cette crise et notamment en ce qui concerne les matières premières exportées (bois, caoutchouc, etc.). En effet, et vous le savez autant que moi que le Monde est désormais connecté de sorte que tout se qui se passe en un point A a une répercussion immédiate ou différée à un point B. À titre d’exemple, cette grande toile qu’est Internet ne ceinture-t-elle pas le Monde contemporain ?
Heureusement la demande domestique des biens et services n’a pas été fortement ébranlée encore moins celle du secteur des télécoms constituée essentiellement de la téléphonie. L’Afrique a une culture oratoire, l’Afrique parle. Je pense que c’est cet aspect qui a contribué au succès galopant de l’industrie de la téléphonie mobile sur ce continent. L’étude Africa Connected réalisée récemment par Ernst & Young nous enseigne que l’Afrique enregistre l’une des plus grandes croissances mondiales dans cette industrie avec une croissance de 300 % du nombre d’abonnés entre 2005 et 2009 ou nous sommes passés de 150 millions d’abonnés en 2005 à 450 millions en 2009.

La crise, nous pouvons l’admettre a peut-être ralenti cette croissance, mais force est de constater que le secteur des télécoms connaît de façon générale, une relative bonne santé. Et nous pensons même que le meilleur est à venir.

Vous dites permettre aux États partenaires de GVG de générer des revenus supplémentaires sur leur passerelle internationale grâce à votre assistance technique. Comment cela se traduit–il concrètement dans les faits ?

Dans notre programme d’assistance de la gestion de passerelle internationale, nous mettons à la disposition des gouvernements des services ultra performants qui permettent à ces pays :
  •  d’avoir une visibilité en temps réels sur le trafic entrant et sortant de leurs pays,
  • de lutter contre la fraude relative aux appels internationaux et
  • de stabiliser les prix sur le marché international.
C’est l’effet conjugué de ces avantages qui permettent à nos États partenaires d’engranger des fonds additionnels pour faire face à leurs défis régaliens mais aussi et surtout contribuer à développer le secteur des télécoms dans leurs pays respectifs.
Je vous citerai deux exemples, la République du Congo et la République de Guinée.
Au Congo, l’État a enregistré près de 2 milliards de FCFA deux mois seulement après le lancement de nos services dans ce pays. Et l’État n’est pas le seul gagnant de ce système. Les opérateurs exerçant dans ces pays le sont aussi. En Guinée, nous avons grâce à notre système, déconnecté plus de 3 100 lignes frauduleuses qui auraient causé un manque à gagner de 3 millions de dollars à l’État. Des lignes frauduleuses, c’est aussi des manques à gagner énormes pour les opérateurs GSM légalement constitués dans les pays, qui ont acquis de façon légale leurs licences d’exploitation et sont les seuls habilités à fournir les passerelles dans lesquelles les appels doivent internationaux doivent passer. Et ces opérateurs subissent la concurrence illégale et déloyale des fraudeurs.

Vous parlez beaucoup des opérateurs GSM, quels sont vos rapports avec eux ?

Les opérateurs GSM sont nos partenaires au même titre que les opérateurs historiques de ligne fixe, les Régulateurs de télécoms dans les pays ainsi que les gouvernements. Nos opérations ne peuvent se faire sans le concours de ces entités avec qui nous entretenons de bons rapports, professionnels et même non professionnels.
Je profite de votre plate forme pour adresser nos remerciements à tous les opérateurs avec qui nous avons eu à collaborer tout le temps de l’année 2009. Cette collaboration a été harmonieuse et très efficace.
Nous savons que nous ne sommes pas encore bien connus de tous, surtout ceux avec qui nous n’avons pas encore eu l’opportunité de collaborer.
Vous savez bien que tout ce qui n’est pas bien connu est souvent regardé de loin. Voilà pourquoi, nous ambitionnons dans un futur proche, de nous rapprocher plus de nos partenaires techniques que sont les opérateurs GSM et historiques afin de nous mettre mutuellement sur la même longueur d’onde.
Car de notre bonne collaboration, dépend une partie du bonheur des peuples Africains pour qui nous travaillons à améliorer les conditions de vie à travers l’augmentation des revenus de leurs gouvernements sur le trafic international entrant notamment.

 






Les DSI en conclave à Hammamet
La troisième édition d’AfroCio s’est tenu les 6 et 7 mai 2010 à Medina Hammamet. Initiée par Mohamadou DIALLO, fondateur d’AfroCio, elle a rassemblé près de 150 directeurs de systèmes d’informations (DSI) africains pour débattre d’enjeux cruciaux du secteur et promouvoir les TIC comme levier de croissance.



L’explosion des télécoms en Afrique subsaharienne
En 10 ans, 5 à 10 fois plus de téléphones mobiles que de télévisions ou de comptes bancaires !

L’explosion des télécoms en Afrique subsaharienne En 10 ans, 5 à 10 fois plus de téléphones mobiles que de télévisions ou de comptes bancaires !


La messagerie électronique : centre névralgique des entreprises

Au sein des entreprises, certains pans du système d’informations ont une importance stratégique et peuvent largement impacter leurs performances. Parmi les briques importantes du SI se distingue notamment la messagerie électronique, qui est désormais un moyen de communication incontournable. En effet, n’oublions pas que les fonctions de cet outil, qui vont du simple échange de messages au partage d’informations, induisent la mise en oeuvre d’environnements techniques des plus simples aux plus complexes.

Natec Medical renforce sa gestion avec Sage ERP X3<br><br>
 



 
Jacques Houga Bi Gohorey
L’administration est une continuité et les chantiers ouverts par mon prédécesseur seront poursuivis et achevés

Patrick M’Bengue, président du gotic
« Un label GOTIC pour les entreprises TIC en Côte d’Ivoire »

Pierre Mathieu Amichia, directeur commercial régional pour l’Afrique de l’Ouest chez Société de Télécommunications Africaine.

M. Mohamed Salamé, administrateur et chairman des Events Comium-KoZ’
« Nos concurrents savent qu’ils doivent dorénavant compter avec nous ».

Ramadan Abdulghani, CEO de GREEN NETWORK CI
« Le trait distinctif entre GreenN et les autres opérateurs, c’est notre infrastructure convergente »

 
 



 
 
 
N°40 Juin/Juillet 2010
 
GVG partenaire des gouvernements Africains engagés dans la lutte contre la fraude sur les appels internationaux entrants dans leurs pays
 
  Toute notre actualité dans votre email  
 

 
PUB
 
 
Plateau - Tour BIAO 13 ème étage - Porte 1301 - 25 BP 1057 Abidjan 25 - Tél.: (225) 20 30 00 71/ 72 73 - Fax: (225) 20 30 00 74 - info@reseautelecom.com