| Le Groupe Essar rachète 51% des actifs du Warid Congo Le groupe indien, « Essar Group » a annoncé mardi à Brazzaville le
rachat des actifs du troisième opérateur de la téléphonie mobile au
Congo, Warid Télécom qui connaît, après une année d'activités, une
situation financière difficile imputée à une mauvaise gestion.
L'annonce du rachat de Warid Télécom par Essar Group a
été faite par son président directeur général pour l'Afrique, Jayant
Khosla, qui n'a pas précisé le coût du rachat ni le montant
d'investissement pour son implantation en République du Congo.
« Nous sommes ravis d'être au Congo et de nous y
installer pour essayer d'apporter une valeur ajoutée tout en
contribuant au développement économique de ce pays », a déclaré Jayant
Khosla au sortir d'un entretien avec le ministre des postes, des
télécommunications et des nouvelles technologies, Thierry Moungalla.
Essar Groupe qui deviendra, dans les prochains jours,
l'actionnaire majoritaire de la société Warid Congo envisage
d'apporter, malgré la difficile situation dans laquelle se trouve
l'ancien opérateur, une amélioration tant au niveau du marché des
télécommunications que des agents qu'il hérite.
Au sujet des employés de Warid, le ministre Moungalla a
précisé que le gouvernement a mis en place des conditions permissive à
la scission de sorte que le nouveau partenaire trouve une situation
techniquement assainie.
« Tout ce qui arrive à présent est une manière de sauver
l'opération de restructuration entreprise par Warid, de sorte à
faciliter la transaction parce que les instruments du gouvernement
visaient à sauver l'opérateur pour qu'aucun opérateur ne fasse faillite
au Congo », a précisé à la presse le ministre des postes et
télécommunications.
S'agissant des conditions techniques, à savoir ce que le
nouveau partenaire trouvera en terme de management, Thierry Moungalla a
indiqué que celui-ci devra mettre en place une équipe dirigeante
chargée de faire l'évaluation de l'ensemble des actions et activités
jusqu'ici menées par Warid.
« Le gouvernement ne gère que la partie dite politique.
Notre politique est de faciliter juste la relance de la croissance et
de fixer le cadre juridique qui s'appui sur la concurrence saine et
loyale », a-t-il déclaré, ajoutant que cette politique vise à faciliter
l'arrivée d'autres investisseurs tout en développant l'emploi au Congo.
de même, elle fera du secteur des télécommunications, un des moteurs de
la croissance.
Par ailleurs, pour réussir l'ambition qu'elle se fixe,
le groupe entend mettre en place, en partenariat avec Warid, un
business plan commun pour continuer d'investir au Congo dans le but de
recréer la richesse et éviter les erreurs commises par Warid.
« Nous croyons au développement progressive du Congo et
nous y demeureront longtemps », a précisé le président directeur
général. |